Essai

Toyota Yaris 2020 : quand la chenille devient papillon

essai Toyota Yaris hybride 2020
Raphaelle
Rédigé par Raphaelle

La précédente Toyota Yaris était déjà une bonne voiture, mais il lui manquait un petit quelque chose pour la rendre encore plus attractive. C’est à mon avis chose faite avec cette nouvelle génération de la Yaris qui marque un bon en avant pour le modèle, dans la lignée d’ailleurs de ce que la marque a déjà fait avec sa Corolla. Evolution du style extérieur, intérieur, mais aussi de la motorisation, pour cette version 2020, Toyota n’a pas fait les choses à moitié.

Evolution du style extérieur et intérieur

Chacun peut avoir son avis quand on parle du design d’une voiture, mais je trouve cette 4e génération de la Yaris beaucoup plus séduisante que la version précédente. Disons plutôt qu’avec son choix stylistique, la nouvelle Yaris se bat un peu plus à armes égales avec les autres références du segment comme Clio, et même 208.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Même si les lignes assez tendues de la 3e génération ont réussi à convaincre pas mal d’acheteurs, des courbes un peu plus sensuelles, comme celles présentent ici, c’est assez flatteur et cela marche bien sur les citadines.

essai Toyota Yaris hybride 2020

La face avant a peut-être un peu abusé des protéines, par contre les ailes sont pulpeuses, et la poupe est sculptée pour affirmer le caractère d’une petite voiture urbaine qui n’a pas envie de se laisser marcher sur les pieds. Maintenant que sa déclinaison sportive, la Yaris GR, est sortie, on comprend mieux le design de cette version plus civilisée.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Visuellement la nouvelle Yaris semble plus grande, pourtant elle est plus courte de 5 mm (3940 mm), mais plus large de 50 mm (1745 mm). Ce qui est intéressant à observer sur cette nouvelle plateforme, qui servira également à la future Yaris Cross, c’est qu’elle profite d’un empâtement plus long, les roues sont vraiment positionnées aux extrémités, ce qui offre une habitabilité accrue pour les passagers.

essai Toyota Yaris hybride 2020

D’ailleurs, si l’extérieur a bien évolué, c’est aussi le cas à l’intérieur. Un lifting qui s’était fait attendre pour redonner un coup de jeune à l’habitacle. Après, il n’y a rien de bien révolutionnaire (comparé à la Peugeot 208 par exemple), le style reste toujours aussi sobre, mais l’intégration d’une instrumentalisation numérique et de l’écran multimédia donne tout de suite un peu plus chien à la Yaris. Le tout reste très fonctionnel, mais bien pensé, ergonomique et surtout pas trop compliqué à appréhender. En plus la nouvelle Yaris intègre quelques rangements bien pratiques, je pense notamment à l’emplacement pour le téléphone portable idéalement positionné.

essai Toyota Yaris hybride 2020 - rangement portable

Par contre si les passagers avant comme arrière gagnent un peu en espace de vie, le point noir de la Toyota Yaris reste la taille de son coffre, seulement 286 litres, c’est toujours un peu léger, même pour une citadine hybride.

essai Toyota Yaris hybride 2020 - coffre

Nouvelle motorisation hybride de la Yaris 2020

La nouvelle Yaris est également disponible en motorisation essence, mais Toyota compte bien vendre au moins 80 % de ses modèles avec la motorisation hybride. Il faut dire que ça serait dommage de s’en priver, car elle a évolué positivement.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Sous le capot de notre modèle d’essai, on trouve donc le nouveau moteur hybride 1.5 litre de 116 ch (16 ch de plus que l’ancienne version). Le moteur n’est pas la seule nouveauté, c’est l’ensemble du système hybride qui évolue dans cette nouvelle génération Yaris (y compris la batterie), et à l’usage la différence est perceptible et très appréciable. Une belle évolution que le challenge d’écoconduite des 24h de l’hybride Toyota en Corolla m’avait déjà permis de constater, et qui se décline maintenant sur la Yaris.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Au-delà d’un simple gain de puissance, c’est surtout une baisse des émissions de CO2 et une baisse des consommations que l’on peut observer :

  • 87 g/km de CO2 (WLTP)
  • 3.8 l/100km de consommation
  • plus de temps de conduite en mode électrique

Même si avec la génération précédente, j’avais pu baisser la consommation de la Yaris GR Sport de 100 ch à 3.3 l/100km, en poussant au maximum le jeu de l’écoconduite, en roulant plus normalement les consommations étaient bien plus élevées. Ici sur mon essai de la Yaris 2020, avec de la ville, de la montagne (autour d’Annecy) et de l’autoroute, j’ai pu avoir une consommation de 4.1 l/100km sans avoir à modifier spécialement ma conduite, un résultat très appréciable.

essai Toyota Yaris hybride 2020 - consommation essence

Impression de conduite de la nouvelle Yaris

Pour les anciens possesseurs de Yaris, s’il y a un point qui mettait tout le monde d’accord, c’était le côté désagréable du moteur hurlant dès que l’on poussait un peu l’accélérateur. La boîte CVT (à variation continue) a des avantages notables pour baisser les consommations, mais elle était désagréable sur cet aspect “moteur qui gueule pour rien”, car en plus derrière l’accélération était plus que linéaire. Au moins c’était efficace pour l’écoconduite, car parfaitement dissuasif d’adopter une conduite dynamique.

Je dirais bien que c’est de l’histoire ancienne, mais cela ne serait pas tout à fait vrai non plus. Dans l’évolution de sa motorisation de 4 à 3 cylindres, la Yaris gagne (vraiment) beaucoup en confort sonore, et on a réellement moins cette sensation d’un moteur, qui mouline voire qui est au bord de l’agonie dès que l’on sollicite la pédale de droite. Reste qu’on conserve quand même une accélération très (trop) linéaire, de toute façon vous l’aurez vite compris, l’objectif de la motorisation hybride, c’est de vous inciter à conduire zen.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Mais la nouvelle Yaris gagne beaucoup en polyvalence, car on pouvait lui reprocher d’être assez désagréable sur autoroute, et même de manquer de reprise, mais ce défaut est gommé sur cette nouvelle génération. On arrive même à y avoir des phases en mode EV, tant que l’on roule sous les 130 km/h (ça tombe bien, on n’est pas censé aller plus vite). Il y a vraiment une évolution notable de la motorisation hybride, qui rend cette génération vraiment plus agréable à l’usage.

essai Toyota Yaris hybride 2020

Avec sa nouvelle plateforme, la Yaris a aussi un centre de gravité plus bas et plus de rigidité, cela ne la transforme en sportive, loin de là, mais elle est très sécurisante à conduire, notamment sur les routes de montagne. Vraiment, je n’ai rien de spécial à lui reprocher sur son comportement routier.

En plus, pour peu que vous optiez pour une finition haut de gamme, vous aurez un véhicule aussi bien équipé que sur le segment supérieur, et la liste des aides à la conduite que la Yaris propose est loin d’être négligeable pour faciliter la vie du conducteur en zone urbaine et péri-urbaine.

essai Toyota Yaris hybride 2020

En bref

Je ne m’attendais pas à être aussi agréablement surprise par l’essai de cette nouvelle génération de la Toyota Yaris. Dans sa version 2020, Toyota a réussi à gommer de nombreux défauts que l’on pouvait lui reprocher sur la 3e génération de sa citadine. Comme quoi le constructeur japonais semble vraiment avoir pris en compte les remarques de ses clients pour améliorer son modèle phare, et cela présage un beau succès pour la Yaris 4ème génération et certainement pour le futur Yaris Cross (le suv urbain prévu pour 2021).

essai Toyota Yaris hybride 2020

Côté tarif, la Yaris 2020 avec sa motorisation hybride 116 ch est disponible à partir de 20 950 € pour la finition “France”, il faudra par contre débourser au moins 25 450 € pour une finition aussi bien équipée que notre version d’essai en version “Première”. Cela reste assez cher, mais si vous avez une utilisation urbaine de votre véhicule et que vous avez une conduite “pépère” ou “coulée”, vous ferez des économies sur votre plein d’essence (et ce sans avoir les contraintes d’une hybride rechargeable ou d’un modèle 100% électrique).

essai Toyota Yaris hybride 2020

Pour le coup, je valide la nouvelle Yaris dans sa version hybride, et en plus, j’adore leur campagne de pub (ci-dessous en version longue) avec leur égérie la gymnaste américaine Katelyn Ohashi, c’est juste l’égérie parfaite pour ce modèle. Bien joué Toyota !

musique : Random Recipe – Out of the Sky

La version audio de cet article est disponible ci-dessous :

A propos de l'auteur

Raphaelle

Raphaelle

Avoir des chromosomes XX n'empêche pas d'apprécier les voitures et les belles mécaniques, bien au contraire. Je pense même que cela permet d'apporter un regard différent sur le secteur automobile, sans pour autant devoir se limiter à commenter la palette des couleurs des citadines.

J'ai grandi baignée dans l'univers automobile, je me suis fait plaisir avec des sportives raisonnables, j'ai passé des heures voire des week-ends au sein de clubs automobiles. Depuis maintenant plus de 7 ans, j'édite seule le site Miss280ch. Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois, mais toujours avec humour et honnêteté.

Basée en Alsace, je profite de l'Autobahn illimité pour taquiner les VMax des voitures ou des Vosges pour tester les châssis ... ce terrain de jeu est parfait.

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