Essai

Essai Tesla Model S : 2000 km / 4 jours, un peu de stress et beaucoup de plaisir

Tesla Model S devant le restaurant étoilé René Lalique
Raphaelle
Rédigé par Raphaelle

On peut croire que j’ai finalement déjà tout dit dans le titre, mais ce n’est qu’un micro résumé de tout ce que j’ai à dire sur cette marque et ce modèle. Vous l’aurez deviné, c’est donc un très long article qui s’annonce car je pense que les questions sont nombreuses autour de ces mystérieuses Tesla Model S et j’ai bien envie d’essayer d’y répondre en plusieurs points :

Sommaire : 

Le contexte :

Je ne suis pas très “automobile propre” dans l’ensemble mais Tesla, dès le modèle Roadster, a vite attiré mon attention et depuis je suis l’évolution de la marque et de ses modèles d’assez près, mais je n’avais jamais eu l’occasion de faire un vrai test de la model S depuis sa sortie. J’avais été promenée en passagère, mais difficile d’arracher ce joujou des mains de son propriétaire, j’ai donc attendu patiemment l’occasion d’en faire un vrai essai.

C’est donc chose faite en avril de cette année, où j’ai pu emprunter le temps d’un week-end prolongé chez Tesla la dernière version de la model S, une P90D presque toute option dont la facture totale taquinait les 150k€ (les premiers modèles S débutent à moins de 80 000€).

Hors de question pour moi de me limiter à tester uniquement le 0 à 100km/h du mode Ludicrous, faire quelques promenades et de rendre la voiture, j’ai vraiment voulu savoir si cette voiture pouvait remplacer un véhicule sportif essence que l’on aurait dans le garage. J’ai donc ramené la voiture de la région parisienne jusqu’en Alsace, je l’ai testé dans les bouchons comme pied au plancher sur l’autoroute allemande, je l’ai aussi emmenée sur les routes montagneuses de la Schwarzwald (Forêt Noire en Allemagne), j’ai parcouru un peu plus de 2000 km sur 4 jours sous différentes conditions météo et j’ai fait 14 charges différentes (cela peut sembler beaucoup mais je vais revenir dessus plus tard).

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Il en reste que ceci est un essai trop court pour maîtriser toutes les subtilités de l’auto et que seul les vrais propriétaires peuvent témoigner de l’utilisation de la voiture au quotidien, et d’ailleurs la plupart seront probablement ravis de répondre à vos questions si vous les croisez lors d’une de leur pause supercharge ou auprès de la communauté en ligne (par exemple sur Tesla Magazine).

Ce qui m’a généré du stress et quelques grincements de dents

Vous l’aurez deviné ce qui arrive en tête de cette rubrique c’est la question de l’autonomie et de la contrainte de la charge. Forcément rouler en véhicule électrique (VE) est un nouvel usage, et quand on est ancré dans certaines habitudes de consommateurs d’essence, c’est souvent une source de grosses frustrations car on veut tout, tout de suite, et n’importe où, et ça, ce n’est pas encore le cas pour l’électrique actuellement. En fait passer au VE est vraiment un changement de philosophie de vie et tout le monde n’est pas apte à ce bouleversement, même pour une voiture aux performances stratosphériques.

Mais encore une fois la notion de charge est aussi une question de connaissance de son véhicule, et ces 4 jours m’ont permis de comprendre (après coup) certaines subtilités de la consommation de batterie, mais pas assez pour savoir si oui ou non je pourrais rouler moi-même en Tesla en tant que voiture principale. Le parallèle est vite fait avec les smartphones d’aujourd’hui, plus on les sollicite pour des tâches gourmandes plus vite on va se retrouver attacher avec son câble à une prise de courant.

Tesla model S en charge

Tesla P90D en charge au superchargeur de Chalon en Champagne

Avoir la plus grosse batterie ne signifie pas systématiquement avoir une plus longue … autonomie, car c’est l’interface humaine volant / pédalier qui va faire la différence. En fait la peur de la panne est vite exacerbée par ces nouvelles contraintes de charge et de vitesse de charge, et j’avoue que j’ai passé une première nuit assez agitée alors que j’avais garé la Tesla proche de mon chez moi strasbourgeois dans la rue avec seulement 64 km d’autonomie restante.

On a tendance à penser que l’essence est plus facile car il y a des stations partout, pourtant théoriquement il y a n’importe où des prises de courant, mais en ville tout n’est pas aussi simple.  Le garage de la résidence n’est pas équipé d’une prise individuelle (de toute façon le gabarit de l’auto aurait rendu la tâche du stationnement compliquée), ce que je pensais être des bornes accessibles en ville (pour la charger durant la nuit) le sont uniquement pour les possesseurs d’un abonnement (que j’aurais si j’étais possesseur d’un VE)… reste alors quelques prises accessibles sous conditions (parking public payant, bornes ouvertes en concession sur les horaires d’ouverture …) à charge parfois lente (22kW voire 50kW) et il faut avoir le câble qui va bien.

Tesla model S en chargeTesla model S coffre

Alors qu’il faut entre 1 à 2h de charge en superchargeur pour avoir une jauge pleine (ou presque) quand on part d’une batterie assez vide, il en faut plus de 24h sur une prise secteur normale (prise domestique). Bien sur quand on est propriétaire on peut opter pour une borne de recharge murale plus rapide que la simple prise (on gagne alors 27 km par heure de charge).

Résultat alors que je pensais pouvoir charger la Tesla pendant la nuit tranquillement, je me suis retrouvée le samedi matin en stress à chercher une solution de charge qui me permettrait d’être suffisamment large pour atteindre le superchargeur d’Achern (situé au Nord de Strasbourg mais côté allemand) en empruntant l’autoroute illimitée allemande sans avoir à rouler à 50km/h (suicidaire) ou risquer la panne (ne connaissant pas la voiture). J’ai grâce à l’application ChargeMap trouvé mon bonheur à Kelh dans un garage VW, ce fût donc une pause non programmée d’une bonne heure à déambuler en centre ville et boire un coup, le temps d’avoir assez d’énergie pour aller l’esprit serein au superchargeur, deuxième pause de la journée (de 40 minutes). Le but au superchargeur étant de charger la voiture pour se promener et aller arsouiller un peu sur les routes de montagne pour voir ce qu’elle avait dans le ventre. On est revenus quelques heures plus tard au même superchargeur pour “refaire le plein” avant de repartir direction le Sud de l’Alsace en direction de la maison (150km plus loin) pour une charge nocturne sur la prise du garage.

Tesla model S en charge

Le superchargeur d’Achern en allemagne est très fréquenté

Bref j’ai par contre après fait des charges plus régulières ou plus longues pour ne pas jouer avec mon niveau de stress (d’où 14 charges sur les 2000 km), je n’apprécie pas ça non plus avec un véhicule essence quand le bip de la réserve s’enclenche, tout ceci est anxiogène pour moi je préfère être large que trop courte… certains sont joueurs moi moins sur ce sujet… Bon par contre faut s’occuper pendant les charges (boire un coup, manger, faire une sieste, checker ses email, jouer au billard…).

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Après c’est une question de logique et comme pour un véhicule essence certaines choses font grimper la consommation, les jantes 21″ de mon modèle d’essai notamment, la clim (grand classique) / le chauffage, rouler à 136 km/h même stabilisé est consommateur il vaut mieux opter pour une moyenne à 120km/h (sur autoroute), Les 250 km/h sur l’autoroute allemande je n’en parle même pas (au-dessus de 200 km/h l’autonomie est inférieure à 150 km environ), Faire mumuse trop souvent avec le ludicrous mode aussi … Plus surprenant par contre la température extérieure a un impact très important sur la décharge et ça c’est moins cool. Je pensais que le fait de rouler de nuit avec les phares aussi, mais à priori c’est relativement minime mais cumulé au reste cela y contribue.

En parlant des phares, il y a un truc qui m’a vraiment agacé lors de mon retour nocturne vers Paris, c’est les pleins phares automatiques (certes adaptatifs) qui s’enclenchent dès qu’on est seul sur la route, même si cela peut être utile en campagne, sur une autoroute 2/3 voies vallonnées c’est très chiant surtout quand on éblouie les chauffeurs PL arrivant en face qui n’apprécient pas forcément la latence du retour au feux normaux. En plus j’ai cherché dans tous les menus de l’auto je n’ai pas trouvé comment le désactiver, alors ça c’est le truc qui m’a vraiment fait râler (Boitier Rouge pourra en témoigner, je l’ai saoulé au téléphone avec ça). Espérons qu’un réglage existe ou qu’une mise à jour future de la voiture permette de changer cela.

Après dans les points négatifs de l’auto, c’est quand même le gabarit qui vient aussi mettre un frein pour certains usages. C’est également une question d’habitude, mais tout comme les grosses berlines allemandes, on se retrouve face à des voitures longues et larges qu’il n’est pas toujours facile à garer ou manœuvrer (sans attaquer les jantes 21″). Enfin moi j’ai surtout regretté d’avoir oublié mon badge télépéage car l’autoroute A4 et ses 50 000 barrières (d’autant plus en Tesla puisqu’on sort parfois du réseau autoroutier pour charger) ont été une épreuve physique intense, dont la jante avant gauche a pâti (lors du premier péage) autant que mon épaule pour toutes les autres bornes. L’envergure du coffre m’a également fait une frayeur dans mon garage, puisque le hayon s’arrête à moins d’1 cm du plafond, heureusement je n’avais pas la porte du garage ouverte sinon … aïe …par contre quelle capacité de chargement il y a dans ce coffre arrière.

tesla_ouverture_coffre Tesla model S coffre

Source de plaisir et d’agrément de conduite

Là on s’attaque vraiment à l’avantage concurrentiel de la marque, et finalement ce qui explique un certain engouement pour ces véhicules dont le tarif n’est pas vraiment abordable, mais quel agrément de conduite…

On peut se poser la question de savoir si le design entre dans les éléments déclencheurs d’achat. La ligne est fluide mais la voiture n’a rien d’exceptionnelle, d’ailleurs je pense que beaucoup de personnes peuvent passer à coté d’une Tesla Model S sans avoir la moindre idée de ce dont il s’agit comme marque, comme voiture ou même ce qu’elle représente comme valeur pécuniaire (ce qui est un “+”, quand on ramène cela aux problèmes d’image d’une marque comme Porsche et pourtant on cible la même population d’acheteurs). Mais le dessin est malin, même si elle ne sort pas des sentiers battus, elle joue sur des courbes intemporelles. On ne peut pas vraiment dire “je déteste” ou “j’adore” comme pour certains modèles tendances, elle est plus consensuelle.  Certains reprocheront peut-être le manque d’audace, que l’on trouve un peu plus sur le model x, mais pour une fois j’apprécie quelque chose de plus simple. Et puis il vaut mieux s’y habituer car pour le moment tous les modèles de la marque reprennent le même style. Par contre c’est les poignées (rétractables) que tout simplement j’adore, le petit détail qui fait toute la différence (tout comme la clé).

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En tout cas malgré ses 2.1 tonnes, cette P90D est d’une agilité déconcertante et que dire de ses accélérations ? J’avoue, j’ai pris un malin plaisir à jouer avec quelques autres usagers de la route (y compris avec mon compagnon et sa BMW 135i, histoire de comparer les performances). C’est puéril mais cela faisait du bien de rabattre le caquet à quelques uns, vous savez le genre de gars qui au feu rouge avance, avance encore un peu et toujours un peu plus pour être le premier à passer, sauf que face à une Tesla ils ont juste aucune chance …il ne faut pas se fier au gabarit imposant de la bête, car c’est un vrai dragster au jeu du départ arrêté… bon après on le fait quelque fois pour le petit plaisir mais l’essentiel n’est pas là, et puis on pense vite à sa batterie. Par contre à la question “est ce que ça passe si je double ici maintenant ?” … là où les motorisations essences auraient une certaine latence, la Tesla ne l’a pas, et la réponse est donc quasi systématiquement “oui ça passe largeeeeee” …

Si en accélération à faible vitesse, la P90D est imbattable ou presque, les reprises à vitesse plus élevée sont une autre histoire. C’était d’ailleurs l’objet du test de l’autoroute allemande. Une accélération de 90 à 180 km/h donnait certes un avantage à la Tesla mais la 135i et ses 306 ch n’étaient pas si loin derrière, et puis au-delà de 200 km/h bien d’autres voitures prendront le dessus. La Tesla model S (en version P90D et 90D) est bridée électroniquement à 250 km/h (à 225 km/h pour la 70D), d’ailleurs on les atteint avec une accélération mais impossible de la maintenir à cette vitesse (zone rouge) elle est redescendue d’elle même à 235 km/h … je vous laisse d’ailleurs imaginer la courbe de consommation. La Tesla est donc une voiture pour cruiser et jouer au dragster l’espace de quelques secondes, mais ce n’est pas une sportive dans l’âme.

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Là où elle m’a vraiment conquise c’est en montage et sur les routes de campagne, ces routes où son centre de gravité très bas (grâce au positionnement des batteries comme plancher) et son poids a vraiment un impact indéniable sur la tenue de route. Elle vire à plat et elle enchaîne les courbes montantes sans problème, on fera par contre attention en descente car là son poids peut l’entraîner et les freins finiront par montrer quelques signes de faiblesse si on attaque fort. Et même sous des trombes d’eau, on sent la voiture collée au sol malgré les pneumatiques 21″, mais très franchement je pense que les 19″ sont un choix plus judicieux (et surement plus économique … environ 400€ le pneu) car l’aquaplaning guette pas mal avec les 21″. Les différents réglages comme la hauteur de caisse (option suspension “smart air”), la direction sont assez intéressants et on sent nettement la différence, j’ai par contre finalement eu plus de mal à distinguer le mode “sport” du mode “ludicrous”, du coup est-ce que la 90D ne serait pas le choix de raison ?

C’est en ville ou plutôt en zone périurbaine que la Tesla se démarque des voitures thermiques, car même si elle est très agréable sur autoroute les bruits de roulement et aérodynamiques sont presque autant présents que sur une autre voiture, c’est donc à plus faible allure que le silence s’appréciera. Et surtout l’absence de vibrations, a tel point que l’on se demande toujours si la voiture a démarré ou pas, c’est assez déroutant quand on n’a pas l’habitude. Et j’ai testé l’auto pilot dans les bouchons (sans le contrôle des trajectoires pour pouvoir laisser de la place aux motards qui remontent les voies) et je peux vous dire que c’est assez agréable. Bien sur la vigilance reste de mise, j’ai trouvé le système finalement moyennement intéressant sur les autoroutes quasi désertes de l’Est mais j’ai vraiment bien apprécié le régulateur adaptatif dans le trafic francilien.

Mon avis sur l’intérieur est un peu plus partagé, c’est agréable et assez confortable mais encore une fois rapporté au budget de l’auto, on peut se sentir lésé par rapport au savoir-faire allemand et ce malgré le pack intérieur premium avec la présence d’alcantara et de carbone. Maintenant la voiture est indéniablement en avance sur son temps concernant l’électronique et cela rattrape pour moi les petits défauts d’esthétique de l’intérieur (surtout les sièges avant comme les places arrières, et le manque de rangement… ). Par contre j’ai bien aimé le fait de ne pas avoir de tunnel de transmission, cela me faisait un stockage idéal pour mon sac à main (mais celui-ci a disparu suite au dernier restylage puisque des rangements viennent à cet emplacement laissé vide)… Bref on trouve quand même vite ses marques pour paramétrer sa position de conduite.

Tesla model S interieurTesla model S interieur

J’avais un doute concernant l’utilisation de l’écran central pendant la circulation mais finalement il est suffisamment grand pour ne pas avoir à “viser” et donc perdre la route des yeux trop longtemps. En plus il est bien complété par l’écran du compteur qui est très lisible à la façon du virtual cockpit d’Audi. Le système embarqué est très intuitif, bien sur il y a quelques subtilités à connaitre mais il y a plusieurs choses plutôt bien pensées :

  • la gestion des profils utilisateur, de manière à avoir les paramétrages du poste de conduite personnalisé
  • le suivi de la consommation de batterie en temps réel
  • la mise à jour de la voiture comme n’importe quel équipement high-tech (smartphone, tablette, ordi).
  • la puce 3G (4G normalement sur les nouveaux modèles) qui donnent accès à des web radios, spotify, internet … c’est juste un peu contraignant quand on traverse la frontière le temps que l’on capte de nouveau le réseau (idem pour les zones blanches) mais c’est quand même bien sympa
  • la communication avec le smartphone (autonomie, préchauffage de l’auto, mode “sortie de parking”) est un plus mais que l’on retrouve sur d’autres voitures concurrentes.

Enfin j’oublis surement un bon nombre de petites choses positives malgré un texte déjà bien long, il y a aussi des équipements qui m’ont manqué sur cette voiture.

Quelques options manquantes pour être au top ?

On a une caméra de recul à l’arrière, c’est bien et utile (surtout pour se garer au superchargeur), mais pas son alter-ego à l’avant, c’est bien dommage. En fait c’est carrément une vision périphérique à 360° qui serait franchement utile sur les Tesla, je l’avais testé sur la nouvelle Audi A4 et dans une zone où on voit mal la route, ses bordures / trottoirs, cela pourrait épargner bien des jantes (et autres éléments de carrosserie) dans les manœuvres.

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Un système audio différent, j’avais pourtant l’option qui va bien mais en dehors du fait de pouvoir régler la diffusion du son d’un coté plus que d’un autre, j’ai trouvé le son un peu plat. Je n’ai pas retrouvé le plaisir audio que j’ai déjà eu dans d’autres véhicules. Après il faut surement tenir compte du fait qu’un système audio, outre le poids c’est une consommation énergétique potentiellement supplémentaire.

Il m’a manqué sur le GPS le moyen de programmer des itinéraires “via” ou même de spécifier certains réglages comme le fait de ne pas passer par le réseau autoroutier mais de privilégier les routes secondaires. Enfin c’est surtout l’option planification qui m’a manqué, le GPS part globalement du principe que vous pourrez charger à destination (il vous donne le % restant à l’arrivée à destination) hors c’est loin d’être systématiquement le cas, surtout si on utilise ce véhicule comme voiture de direction et qu’on enchaîne les RDV dans la journée. J’ai dû parfois tricher et indiquer la destination de charge suivante alors que je m’arrêtais déjeuner dans un restaurant 2 étoiles sur le chemin (qui j’espère deviendra un point de charge vu qu’il est perdu au milieu de nul part) histoire de savoir si je devais lever le pied déjà avant ou pas.

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Bref cette voiture s’améliore régulièrement, ce que j’indique pour le GPS va peut-être faire l’objet d’une mise à jour prochaine, c’est une des forces de Tesla après tout.

“Est-ce qu’une Tesla est faite pour moi ?”

C’est peut-être la question que certains se posent (et ça c’est un clin d’oeil à tous les copains chefs d’entreprise qui m’ont déjà posé la question), je vais tâcher d’y répondre honnêtement en partant du principe que l’on s’intéresse à une model X ou S (on met de côté l’ancien roadster et la future model 3)

Pour moi c’est une voiture qui correspond à un état d’esprit et un usage, si on a seulement 1 sur les 2 je ne suis pas sûre que le coup de foudre fonctionnera, mais il restera toujours des alternatives.

  • Je fais peu de kilomètres au quotidien ou des trajets réguliers (toujours plus ou moins la même distance) : Si oui et que cette distance n’est pas de 500 bornes / jour, mais autour des 200 km, c’est envisageable.
  • J’ai une solution pour charger ma voiture à domicile (sans faire sauter le disjoncteur d’une installation électrique datant de 1950) et/ou sur mon lieu de travail (où la voiture est statique quelques heures) : Si c’est un second oui, vous êtes sur la bonne voie. Le réseau de superchargeurs est pensé pour faciliter les longs trajets, il n’est pas prévu pour une utilisation quotidienne (attention d’ailleurs à la notion de “gratuité” de la charge électrique par rapport à l’essence… c’est un peu trop réducteur)
  • J’ai de l’espace pour garer ce type de véhicule (et de préférence un parking couvert) : Si c’est encore un oui, vous avec encore franchi une marche supplémentaire pour une transition vers un beau véhicule électrique, la notion de parking couvert est surtout pour l’hiver afin que votre autonomie ne baisse pas pendant le stationnement nocturne.
  • J’ai de la patience et ne passe pas mon temps à courir après les heures qui défilent vite : Si oui cela vous sera utile le jour ou vous aurez un trajet plus long à faire et que vous devrez ponctuer votre déplacement avec des pauses “charge”, il faut être beaucoup plus cool y compris sur la conduite.
  • J’apprécie la notion d’éco-conduite mais sans forcément conduire comme une mamie (ou un papi) : Si oui alors là je n’ai plus rien à ajouter… vous pouvez investir 🙂

Vous l’aurez compris cette voiture, même si elle permet de partir en vacances en famille (notamment à la grande capacité de ses 2 coffres) et grâce au développement du réseau de superchargeurs, elle est plus adaptée à quelqu’un qui a une utilisation facile à prédire, il charge ainsi la voiture selon sa consommation du lendemain.

Si par contre vous n’avez jamais deux jours avec la même distance à parcourir, que vos kilomètres défilent aussi vite que le temps qui passe, où que vos envies de prendre le volant et de rouler vous sautent dessus comme une envie de p***** (bref comme une envie pressante)…  ce ne sera peut-être pas le choix le plus pertinent. On a eu le cas le dimanche de notre essai, un copain lance un message à midi “on va au Titisee en GranTurismo S tu viens avec la Tesla ?” … on avait chargé peu avant mais pas assez pour avoir l’esprit tranquille pour partir faire 170 km avec de l’autoroute allemande et de la montagne pas vraiment en mode cruising 😉 … qu’à cela ne tienne on est passé au superchargeur de la région de Mulhouse avant de monter mais on avait quand même 30 minutes à tuer là bas et à prendre en compte pour se donner RDV au lac.

Reste qu’on peut toujours avoir un véhicule secondaire thermique pour palier aux défauts du véhicule électrique quand celui-ci apporte plus de contraintes que de plaisir.

C’est tout une question de balance cette voiture, pour le moment moi je suis dans un état “entre deux”, j’ai beaucoup apprécié la conduite et il a été vraiment dur de rendre la voiture chez Tesla. Maintenant pour mon utilisation et le fait que je n’aime pas forcément prévoir ce que je vais faire comme trajet le lendemain, cette solution n’est pas idéale pour moi… même si …. (oh non ma facture EDF va finir par me ruiner…lol)

Galerie photos :

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A propos de l'auteur

Raphaelle

Raphaelle

Passionnée d'automobiles surtout quand elles ont des chevaux sous le capot, je parle des voitures sans me limiter à la palette des couleurs des citadines... .

Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois mais toujours avec humour.

Basée en Alsace, je profite pleinement de l'autobahn illimitée pour taquiner les VMax des voitures...

2 commentaires

  • “La Tesla est donc une voiture pour cruiser et jouer au dragster l’espace de quelques secondes, mais ce n’est pas une sportive dans l’âme.” >> une vraie américaine en somme ! 🙂
    Merci pour ce bel essai

    • Une américaine aphone par contre mais oui finalement il y a un peu de ça si on veut caricaturer un peu (même si une Viper serait un contre exemple)… assez perturbant d’ailleurs par moment ce silence, sur les vidéos extérieures on entend que le chant des oiseaux.

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