Essai

Quelques minutes au volant du Maserati Levante GTS

Maserati Levante GTS

Je vous préviens tout de suite, ceci n’est pas un article d’essai complet du Maserati Levante GTS, mais juste un partage un peu moins formel de cette prise en main d’une trentaine de minutes. Insuffisant pour se faire une idée de toutes les qualités et défauts de ce SUV de la marque au trident, même si j’ai quand même quelques impressions à partager avec vous.

C’est peut-être sur ce genre d’essais que l’on se rend compte du pouvoir de la vidéo face au poids des mots, et que cela va manquer à cet article de partager les vocalises de ce modèle. Cet essai court, mais excitant, a été réalisé lors de la session de rattrapage post confinement 1 par l’AMAM en juin dernier.

parking amam - maserati levante trofeo / gts
© Soufyane Benhammouda / AMAM

Un V8 légèrement pousse-au-crime

Sous le capot du Levante GTS, on trouve un V8 bi-turbo de 530 ch offrant jusqu’à 730 Nm de couple. Pour enchaîner les passages de rapports, le Maserati Levante GTS s’appuie sur la boîte automatique ZF 8 rapports. Comme tous les moteurs à essence Maserati, le V8 a été développé par Maserati en coopération avec Ferrari et sort des usines de Maranello.

Moteur Maserati Levante Trofeo V8 by soufiane
© Soufyane Benhammouda / AMAM

Autant vous dire que s’il y a une chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est sa sonorité. Si j’apprécie la puissance et le couple qu’apporte la fée électricité dans les nouveaux modèles du marché, je vibre aussi pour de belles mélodies, autant vous dire que pour une fois, mon habitude de conduite souple a cédé sa place à un pied droit beaucoup plus lourd, juste pour profiter des montées en régime de ce moteur.

Les 530 ch seront suffisants pour mouvoir les 2 170 kg de ce beau bébé italien, un moteur bien aidé aussi par la transmission intelligente Q4 qui permettra au Levante GTS de passer d’un comportement typé propulsion la majorité du temps à une répartition 50/50 si les conditions de route sont dégradées.

Maserati Levante GTS

Une conduite un peu optimiste … oups !

L’inconvénient de cette journée d’essais, c’est que ma boucle de test au volant du Maserati Levante GTS est arrivée après la BMW Gran Coupé M 235i puis la même route empruntée en Mercedes A 45 AMG. Autant dire qu’après ces modèles beaucoup plus affûtés à enchaîner les petites routes avec une efficacité redoutable, faire le même trajet avec ce SUV de 5 m de long pour 1.96 m de large, son centre de gravité plus haut et son poids non-négligeable a été un peu plus épique.

Le Levante GTS profite pourtant d’un beau travail au niveau du châssis avec une rigidité renforcée, un centre de gravité abaissé au maximum, des suspensions également calibrées pour offrir une stabilité optimale et d’un système de freinage dimensionné pour les performances du véhicule.

Maserati Levante GTS

Dans la réalité, là où les attaques un peu franches et les freinages un peu tardifs sur les berlines passaient crème, ce n’était pas la même chanson avec le Levante GTS. Les lois de la physique se sont d’ailleurs rappelées à moi à 2 – 3 reprises, à vrai dire c’est surtout les freinages qui m’ont complètement déstabilisée, ça manque cruellement de mordant pour moi. Par contre, pour passer les ralentisseurs, je dois avouer qu’il y avait un net avantage pour le Levante GTS, quand sur la Mercedes j’avais l’impression d’y laisser une partie de mon postérieur.

Une sportivité élégante

A l’image des GT, ce type de véhicule est là pour apporter un plaisir et une sportivité plus distinguée que vraiment bestiale, mais bon les timings des essais étaient serrés, il fallait cravacher pour être dans les temps, je ne me suis pas faite prier trop longtemps pour malmener un peu la bête.

Cependant, l’environnement intérieur invite à profiter du confort et du luxe apporté par la marque à ses occupants, et finalement j’en aurais que trop peu tiré parti.

Maserati Levante GTS
© Soufyane Benhammouda / AMAM

Je ne pourrais hélas guère m’engager à vous en dire plus sur ce modèle, trop peu de recul sur le reste pour pouvoir en parler en tout objectivité. En tout cas le son de ce V8 bi-turbo résonne toujours dans mes souvenirs, très addictif ce type de plaisir sonore. Profitons-en tant que cela est encore possible, même si vous vous en doutez, ce genre de véhicule se fait rare sur nos routes et d’autant plus en 2021 avec les grilles de malus actuelles qui assomment littéralement ce genre de motorisation.

Maserati Levante Trofeo

Côté look par contre, je dois avouer que le Maserati Levante dans sa version Trofeo (de 580 ch), également présent lors de ces journées d’essai, me séduisait un peu plus que le GTS. C’est quelques éléments de détails qui rendaient l’ensemble un peu plus agressif et qui lui sied plutôt bien à cette version Trofeo.

La version audio de cet article est disponible ici :

A propos de l'auteur

Raphaelle

Avoir des chromosomes XX n'empêche pas d'apprécier les voitures et les belles mécaniques, bien au contraire. Je pense même que cela permet d'apporter un regard différent sur le secteur automobile, sans pour autant devoir se limiter à commenter la palette des couleurs des citadines.

J'ai grandi baignée dans l'univers automobile, je me suis fait plaisir avec des sportives raisonnables, j'ai passé des heures voire des week-ends au sein de clubs automobiles. Depuis maintenant plus de 7 ans, j'édite seule le site Miss280ch. Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois, mais toujours avec humour et honnêteté.

Basée en Alsace, je profite de l'Autobahn illimité pour taquiner les VMax des voitures ou des Vosges pour tester les châssis ... ce terrain de jeu est parfait.

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