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Essai : sous le charme de la Fiat 500e électrique

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Si l’on m’avait dit un jour que je tomberai sous le charme d’une Fiat 500, j’aurais eu du mal à y croire. Et pourtant… Cette nouvelle Fiat 500e me fait réviser mon point de vue sur la célèbre citadine italienne.

Je taquine un peu la 500, mais en dehors de sa version Abarth 595, je n’ai jamais vraiment apprécié les motorisations thermiques disponibles sur la Fiat 500. Elle a cet aspect pratique en ville, mais cela se limite un peu trop à cet usage. Cette nouvelle Fiat 500 électrique vient dynamiter cela avec brio à mon sens.

500e : une évolution du style réussie

Le restylage des icônes est toujours un exercice particulièrement compliqué, car il implique aux designers de trouver le compromis entre ce qui a toujours plu sur le modèle et ce qui devra plaire dans le futur proche.

Fiat 500e électrique

Le pari semble réussi sur cette nouvelle génération de la 500e. Le modèle conserve bien tous les marqueurs qui ont séduit les acheteurs au fil des générations, tout en ajoutant quelques touches de nouveauté qui la valorisent encore plus.

Une mention spéciale pour la nouvelle face avant : du logo « 500 » remplaçant le logo Fiat, à la nouvelle intégration des feux, il y a une vraie personnalité qui a été ajoutée à cette 500e. Les répétiteurs clignotants en relief, les poignées creusées dans la carrosserie, les nouvelles jantes, les nouveaux coloris vont aussi contribuer à l’effet coup de coeur de cette nouvelle génération.

Fiat 500e électrique - Berline Rose Gold

3 carrosseries + 1 ancienne génération cohabitent

La nouvelle 500e a été créée sur une plateforme entièrement pensée pour la motorisation 100 % électrique. D’ailleurs, la version thermique avec hybridation légère va continuer à être produite sur l’ancienne plateforme jusqu’à ce qu’elle disparaisse, purement et simplement, du catalogue. Il y aura donc bien deux générations de Fiat 500 sur deux plateformes et deux designs différents qui cohabiteront dans les concessions.

Fiat 500e électrique - Berline & cabriolet

Si la 500e reste une citadine, elle s’agrandit sensiblement avec cette nouvelle version, + 6 cm en longueur et largeur pour ce nouvel opus. Ce n’est pas négligeable quand on parle d’un véhicule qui va évoluer essentiellement en milieu urbain. Côté embonpoint, c’est aussi sur le poids du véhicule que la différence sera perceptible (autour d’une 1.4 tonne), même si à la conduite, on ne ressentira absolument pas cela.

La force de cette nouvelle génération de la Fiat 500 électrique, c’est surtout d’être disponible à la fois en berline (plus des 2/3 des ventes), en cabriolet, et dans une nouvelle alternative nommée « 3+1 ». La version « 3+1 » est une manière de trouver un compromis pour ceux qui regrettent que la Fiat 500 n’existe pas en version 5 portes. Alors du côté passager, Fiat a créé une petite porte antagoniste (sans montant central) permettant de faciliter l’accès à l’arrière. C’est assez malin et très bien intégré sans dénaturer le modèle.

Fiat 500e électrique - 3+1

À ces trois déclinaisons de carrosserie s’ajoutent les différentes finitions :

  • Action et Action plus pour l’entrée de gamme uniquement disponible en berline et avec la petite batterie de 23.7 kWh
  • Passion, Icône, Icône plus, La Prima sur toutes les carrosseries et avec la batterie de 42 kWh.

Un intérieur résolument plus moderne

Nos modèles d’essai correspondaient aux finitions les plus hautes, et généralement bien dotées en équipements optionnels. Forcément, si vous optez pour une 500e en finition Action ou Passion, votre perception de l’intérieur sera quelque peu différente.

Jusqu’à la finition Icône, vous ne disposerez pas de l’écran centrale, ou d’un écran d’une taille inférieure (7″ contre 10.25″), l’habillage de la planche de bord ne reprendra pas la teinte carrosserie (qui donne du peps à l’intérieur) et les sièges arboreront des teintes moins sexy.

Fiat 500e électrique - écran 10.25"

Je dois bien l’avouer, j’ai eu un coup de coeur pour ma version Icone Plus dans sa robe « Rose Gold » et son intérieur avec les sièges gris/noir en Seaqual (fibre à base de déchets plastiques marins recyclés). L’intérieur est assez épuré, mais la qualité perçue est en hausse par rapport à la 500 de seconde génération. Des clins d’oeil à la première 500 et à Turin se cachent dans plusieurs éléments de rangement, qui sont d’ailleurs plutôt bien pensés pour une citadine.

Fiat 500e électrique - intérieur

Le détail qui fait son petit effet, c’est le bouton de commande de l’ouverture de la portière. Non, la nouvelle Fiat 500 électrique n’a pas une banale poignée de porte à l’intérieur, mais bien un petit bouton qui actionne l’ouverture, et une commande manuelle si jamais … (Oui nous sommes dans une italienne, il faut toujours prévoir).

Fiat 500e électrique - intérieur du cabriolet

Confort, sobriété, espace et équipements technologiques tendances, on n’a plus tellement l’impression d’être dans ce que l’on a pu connaître de la Fiat 500. Elle est clairement plus chic et pourrait même oser venir chasser sur les terres de la Mini SE.

Prise en main de la nouvelle 500 électrique

La nouvelle 500e n’est pas juste une voiture électrique mignonne, c’est aussi un modèle dont les caractéristiques techniques semblent pertinentes pour son usage. Là-dessus, Fiat avec sa 500e semble avoir mieux réussi son coup que Renault et sa Twingo ZE.

Fiat 500e électrique - Berline Rose Gold

Les caractéristiques de la version Long Range Icône Plus :

  • Puissance : 87 kW / 118 ch
  • Couple : 220 Nm
  • Vmax : 150 km/h
  • 0 à 10 km/h : 9 secondes
  • Diamètre de braquage : 9.7 m
  • Batterie : 42 kWh / 37.3 kW de capacité utile
  • Autonomie WLTP : 312 km (combiné) et 446 km (urbain) [variable selon la finition]
  • Consommation WLTP : 14.4 kWh/100 km
  • Temps de charge sur prise domestique : 15h15
  • Charge sur borne AC 11 kW : 4h15
  • Charge DC maximum : 85 kW
  • Temps de charge sur borne DC 85 kW : 35 minutes (0 à 80 %)
Fiat 500e électrique - charge

Cette nouvelle 500 est finalement la plus puissante des 500 (hors Abarth). Avec son couple instantané, la 500e devient beaucoup plus fun à conduire, loin des modèles thermiques que l’on pouvait parfois trouver un peu asthmatiques. Bien sûr, plus vous adoptez une conduite dynamique, plus votre autonomie en pâtira, il n’y a pas de miracle.

Même si l’on parle de la 500e comme d’un modèle urbain, elle s’adaptera très bien également à d’autres environnements. Notre essai nous a mené du coeur de Paris, aux routes légèrement vallonnées de la vallée de Chevreuse, puis sur quelques tronçons de voies rapides. A aucun moment, je ne me suis dit que la 500e n’était pas à sa place, au contraire j’étais surprise de sa polyvalence.

Fiat 500e électrique - au volant

Reste que sur l’autoroute, l’efficience de la 500e (et son confort acoustique) atteint ses limites, mais c’est finalement le cas également avec les 500 à motorisation thermique. Elle peut donc le faire, mais son autonomie fondra comme neige au soleil. Par contre, je l’ai trouvé particulièrement pertinente en conduite urbaine et périurbaine, avec 12.6 kWh/100 km enregistrés pour notre boucle de 128 km, c’est un résultat plutôt encourageant pour Fiat. J’aurais aimé l’avoir pour un essai plus long, histoire de voir si mes premières impressions sur les consommations de ce modèle se confirmaient.

Fiat 500e électrique - consommation

Cette nouvelle 500 électrique est réellement assez plaisante à conduire, son comportement routier est bon grâce aux batteries implantées dans le plancher. Elle a de l’énergie à revendre, se place bien dans les courbes, non, il n’y a bien que les affreux ralentisseurs qui vont venir gâcher nos déambulations à son volant. J’ai essentiellement roulé en mode « range » qui offre un frein régénératif assez puissant, presque comme un « one pedal », ce mode est particulièrement adapté à la ville, je n’ai pas eu à utiliser le mode Sherpa pour pouvoir économiser de l’autonomie pour arriver à bon port puisque je suis rentrée avec plus de 53 % de batterie.

Fiat 500e électrique - Berline Rose Gold

Face à la concurrence

J’aurais bien emprunté à durée indéterminée cette 500 électrique, mais le service presse Fiat n’aurait probablement pas été d’accord. Elle est loin d’être parfaite, mais je la trouve plutôt aboutie quand on la compare à ce que l’on peut considérer comme ses concurrentes :

  • Les e-Up/Mii ou Citigo sont taillées pour la ville, efficientes et abordables, mais on oublie le côté sexy et la technologie (une autre génération, plus old-school)
  • La Honda e est séduisante et technologique, mais son positionnement tarifaire et ses consommations élevées peuvent peser lourd, elle se réserve à une cible plus restreinte
  • La Mini SE est la plus proche dans le style et le plaisir de conduite, mais avec une batterie plus petite, des consommations plus élevées et surtout plus de 10 000 € de plus à débourser, elle aussi s’adresse à une cible aisée.
  • La Twingo ZE est un peu en dessous côté caractéristiques et plaisir de conduire, pour un prix pas beaucoup moins élevé.
  • La Smart EQ est l’urbaine par excellence, mais les choix techniques la limite beaucoup trop pour un tarif pas très abordable.
Fiat 500e électrique - Berline Rose Gold

Si on pouvait avoir la 500 électrique au tarif de la 500 thermique, alors là, la question ne se poserait même pas, elle serait le « must have » du moment. Elle reste forcément un peu cher pour ce gabarit, il faut composer avec son petit coffre, et quelques défauts de jeunesse.

Comparée à ses concurrentes, elle s’en sort bien, en tout cas si je devais acheter un VE de ce type c’est la 500e que je choisirais sans trop d’hésitation. Finalement, ses vraies concurrentes se situent plutôt dans le segment B, celui de la e-208 et de la Zoé par exemple.

Fiat 500e électrique - intérieur

J’allais oublier, Fiat 500 électrique avec sa batterie de 42 kWh débute à partir de 27 500 € (finition Passion) ou 24 500 € pour la version entrée de gamme avec la batterie de 23.8 kWh. Mon modèle d’essai flirtait lui avec les 33 000 € (avant bonus).

A propos de l'auteur

Portrait Miss280ch 350z

Raphaelle

Avoir des chromosomes XX n'empêche pas d'apprécier les voitures et les belles mécaniques, bien au contraire. Je pense même que cela permet d'apporter un regard différent sur le secteur automobile, sans pour autant devoir se limiter à commenter la palette des couleurs des citadines.

J'ai grandi baignée dans l'univers automobile, je me suis fait plaisir avec des sportives raisonnables, j'ai passé des heures voire des week-ends au sein de clubs automobiles. Depuis maintenant plus de 7 ans, j'édite seule le site Miss280ch. Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois, mais toujours avec humour et honnêteté.

Basée en Alsace, je profite de l'Autobahn illimité pour taquiner les VMax des voitures ou des Vosges pour tester les châssis ... ce terrain de jeu est parfait.

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