Sur la route

Thailande : louer un 2 roues ou une voiture et les autres moyens de transport

Raphaelle
Rédigé par Raphaelle

Pour les touristes qui choisissent la Thaïlande comme destination voyage, il y a plusieurs moyens de circuler dans le pays :
– les transports en commun
– les taxis & assimilés (tuk tuk)
– la location de scooters & voitures

De retour de quelques semaines de vacances là-bas (et après plusieurs voyages sur place), voici quelques informations pratiques à ce sujet. L’article est un peu long et pourtant j’ai essayé de faire un condensé d’informations pratiques.

Une rue à Bangkok (2009)

Une rue à Bangkok (2009)

Les transports en commun :

BTS Bangkok (2009)

BTS Bangkok (2009)

La question des transports en commun va surtout se poser à Bangkok. Cette immense ville est une jungle pour les voitures et je pense qu’il vaut mieux avoir quelques semaines ou quelques mois d’observation avant de se lancer seul en deux roues ou voiture. Les indications de direction se font assez rares, et les techniques de conduite sont assez “sport”. Donc pour un court séjour dans la capitale il y a deux options : les transports en commun ou taxis (et tuk tuk)

De l’aéroport au centre ville vous pouvez utiliser le Airport Link : city line ou express line. Le second est deux fois plus cher (90 baths/pers) mais est deux fois plus rapide et confortable, il est recommandé lorsque l’on a des bagages pour ne pas gêner les usagers (locaux) qui empruntent le city line pour aller en ville au travail. Enfin si le voyage a été long/ eprouvant ou si vous êtes chargés de nombreux bagages, optez plutôt pour le taxi (car en transport en commun vous aurez des escaliers à prendre, il n’y a pas toujours d’escalators et encore moins d’ascenceurs).

Pour circuler au centre ville, on trouve le BTS ou le MRT. Le plus utile est surement le BTS, aussi appelé skytrain, qui relie plusieurs points stratégiques de la ville en aérien (enfin surtout les shopping center, mais pas les temples) ce qui permet de découvrir sous un autre angle la ville. Le tarif change en fonction du nombre de stations à parcourir, pour acheter les tickets je recommande les nouvelles bornes tactiles acceptant les billets (alors que les anciens systèmes ne fonctionnent qu’avec des pièces) et permettant de sélectionner les informations en anglais et en choisissant sa destination sur l’écran. Bref c’est un moyen de transport rapide, facile et climatisé. Sinon il y a la version souterraine avec le MRT.

Pour les plus courageux, il y a aussi les bus qui seront moins chers mais pas climatisés et surtout qui sont plus complexes à appréhender car moins modernes.

 

Les taxis et assimilés (tuk tuk, navettes…) :

A Bangkok, les taxis sont très nombreux et faciles à repérer avec la mention “taxi meter”. Les couleurs des véhicules sont généralement flashy : rose, violet, jaune, vert et parfois bicolore. La couleur correspond à la compagnie de taxis à laquelle ils appartiennent (et jaune/vert s’ils sont indépendants), mais le service est le même. En province comme à Phuket, les taxis meter sont un peu plus rares et les “chauffeurs improvisés” (et les tuk tuk) en profitent, mais attention aux tarifs, il faut souvent négocier.

En ville, le minimum de course est de 35 baths (pour les 2 premiers kilomètres) soit environ 0.80€, ensuite comme tout taxi le tarif évolue au fil des kilomètres à coup de 2 baths (petite surchage en cas de bouchons). Ne soyez pas etonné si votre course ne vous coute pas plus de 1 ou 2€ au final (et moins de 10€ pour aller jusqu’à l’aéroport)… on est loin des tarifs parisiens. Par contre exigez le “meter” (compteur) lorsque vous grimpez dans le taxi, les forfaits sont rarement à l’avantage du touriste. Si un taxi refuse cela ou d’aller où vous souhaitez, changez de taxi. Le choix est généralement possible surtout aux abords des hôtels, centre commerciaux et sites touristiques.

Les taxis ont fait de gros progrès en anglais (depuis quelques années) mais cela reste faible donc n’hésitez pas à avoir des cartes avec la destinations écrites en Thai (demandez à votre hôtel de vous fournir cela).

En dehors des taxis, il y a en ville comme ailleurs les fameux Tuk Tuk. Cela fait parti des “expériences” à faire en Thailande à vous de choisir si vous le faites dans la pollution de la capitale ou ailleurs, dans tous les cas attention aux arnaques et faux bons plans “tours de la ville” ou “bons plans shopping” souvent promis par des chauffeurs de tuk tuk très rusés (pour le détail des arnaques en question, une recherche sur google vous permettra de vous en prémunir). Les prix sont à la tête du client, pensez donc à vous renseignez sur les prix à négocier. Ils seront généralement plus cher qu’un taxi meter, mais à Phuket par exemple ils sont bien plus faciles à trouver. Bref cela peut être un moyen de transport sympa et fun, à condition de s’être un peu renseigné en amont… ah oui et dernier conseil…. accrochez-vous ! un ride en Tuk Tuk peut parfois s’apparenter à un tours de montagne russe.

Bien sur vous trouverez aussi des “limousines” pour faire les trajets entre les aéroports et les hôtels, Uber devrait aussi ouvrir progressivement ses services à Bangkok, des mini vans surtout à Phuket sont aussi assez courants pour faire certains trajets. Je n’ai pas parlé des taxis motos très fréquents à Bangkok mais plutôt destinés aux voyageurs seuls (et courageux), un coût très bas, très pratique quand il y a des bouchons mais à la sécurité assez sommaire. Ils sont faciles à repérés avec leur gilet quasi fluo (orange / rose). Bref les moyens de transports ne manquent pas.

Location d’un scooter ou d’une voiture : conduire en Thailande

Voiture et scooter à Phuket + marchand de Gasoline (2011)Voiture et scooter à Phuket + marchand de Gasoline (2011)Voiture et scooter à Phuket + marchand de Gasoline (2011)

Voiture et scooter à Phuket + marchand de Gasoline (2011)

J’en parlais au début de l’article, à Bangkok je recommande d’utiliser les transports en commun et taxis, la location d’une voiture ou d’un scooter sera surtout pratique pour les personnes restant dans le pays pour une longue durée car il faut un certain temps d’adaptation à la conduite Thai surtout en ville.

Par contre si vous allez dans des destinations comme Phuket, Samui ou autres coins de la Thailande, il est plus facile et surtout plus pratique pour se déplacer de louer un deux-roues (scooter même s’ils appellent ça “motorbike”) et si vous êtes nombreux une voiture. Pour les tarifs c’est assez variable, ça débute autour des 200 baths par jour pour un scooter (parfois moins pour des locations longues durées) et des 1000 baths pour une petite voiture. Attention aux offres trop alléchantes et conditions bizarres, il y a aussi quelques arnaques autour de la location, en cas de doute passez par des enseignes officielles ou recommandées par un proche.

Quelques informations pratiques en vrac pour circuler en Thailande : 

– Gauche ! en Thailande on roule à gauche (comme en angleterre), on s’y fait assez vite mais soyez vigilant, car vous risquez de vous faire quelques frayeurs.

– Port du casque : il est “théoriquement” obligatoire, mais vous verrez de nombreux locaux et même des touristes ne pas le porter. Globalement au sein d’une même ville sur les petits déplacements, il y a une forme de tolérance. Par contre si vous passez d’une ville à une autre à Phuket, les contrôles sont de plus en plus fréquents donc mettez le casque. Enfin globalement il y a de nombreux accidents de deux-roues donc pour votre propre sécurité mettez-le ! Quand on voit les touristes étalés sur le macadam sans casque, sans tshirt juste en short et en tong, on sait qu’ils vont garder un mauvais souvenir de Thailande (enfin s’ils restent en vie car c’est la principale cause de mortalité de touristes), donc évitez de faire pareil !

– Alcool : comme en France alcool et conduite ne font pas bons ménages, si vous prévoyez de faire la fête un soir et de boire un peu trop, prennez un Tuk Tuk pour rentrer… c’est plus sage.

– Permis de conduire : un permis de conduire international est nécessaires pour conduire (les loueurs de scooter ne sont pas regardant mais les agences de location officielles oui), en plus les contrôles de police sont de plus en plus fréquents et même s’ils ne regardent pas (ou peu) les permis internationaux quand ils les voient, le fait de ne pas en avoir vous exposera à des amendes. Un permis international est gratuit, il faudra juste fournir les photos d’identité, quelques informations et justificatifs de domicile (il est valable 3ans)

– Amendes : les “Farang” (touristes / étrangers) sont vus comme “riches” par rapport aux locaux, du coup un peu comme en Suisse les amendes sont vite porportionnelles au revenu potentiel. Par rapport aux tarifs français cela peut sembler peu cher, mais si vous ne voulez pas perdre du temps et de l’argent inutilement, essayez de les éviter.

– Accidents : le “farang” aura souvent tort (et devra payer), dans les accidents entre voitures et deux roues, c’est la voiture qui sera le payeur (c’est le plus “riche”), et c’est vite double peine si le conducteur de la voiture est un étranger. Bref en cas d’accident, il vaut mieux appeler la police touristique que police normale, mais on va vous souhaiter de ne pas avoir d’accidents (mais hélas ils sont très fréquents).

– Feux rouges : de nombreux feux sont équipés de compteurs qui affichent le temps restant avant le statut suivant (vert / orange / rouge), cependant un peu comme en Italie (et autres pays du Sud) avant de démarrer au vert, des coups d’oeil à droite et dans les retros ne sont pas surperflus pour analayser la situation. Les feux oranges (et mêmes rouges) ne sont pas toujours respectés. Il est aussi parfois possible de faire des “tourne à gauche” à certains feux mais pas toujours, bref observez les locaux avant de le faire.

– U-turn : sur certains gros axes ou carrefours, il faudra continuer tout droit pour ensuite prendre un virage à 180° vous permettant de revenir sur vos pas. C’est généralement bien indiqué mais un peu déroutant.

– Distances de sécurité : c’est une notion encore absente des habitudes de conduite… à vous de faire attention.

– Panneaux d’indication : Globalement vous comprendrez les principaux panneaux liés au code de la route, par contre les panneaux de direction sont parmi les grands absents (ou ceux écrits en Thai uniquement). Les entrées et sorties de villes ne sont pas clairement indiquées pour les étrangers, du coup l’astuce consiste à regarder les noms des hôtels et resorts de la ville, comme ils portent souvent le nom de la localité cela permet de savoir si on est à Kata, Karon, Patong … certaines villes se touchant histoire de compliquer l’affaire. Vous trouverez par contre assez souvent des indications sur des panneaux blancs, qui indiquent des directions touristiques et surtout des hôtels (mais cela peut servir de points de repères pour circuler).

– Vitesse : peu de risques que vous fassiez des excès de vitesse à Phuket (ou ailleurs) car les conditions de circulation et la puissance des véhicules (scooter ou petite voiture) vous limitent naturellement, en cas de doute calquez-vous sur les locaux (enfin sauf les mini-vans / taxis / tuk tuk qui ne sont pas vraiment des exemples à suivre).

– Stationnement : en voiture les stationnements seront très compliqués, les infrastructures ne sont pas prévues pour les voitures en ville, seul les centres commerciaux récents offriront de vrais parkings (payants), le reste est beaucoup plus aléatoire. Le deux-roues est donc plus pratique pour cela mais encore… comme il y a des nombreux scooters, il devient difficile de se garer dans certains coins. Pensez aussi à bien repérer l’emplacement où vous garez votre deux roues (et éventuellement y mettre un signe distinctif), certains stationnement pouvant réunir plusieurs centaines de deux-roues parfois très ressemblants, cela devient vite une vrai chasse au trésor pour les distraits.

– Essence : les stations services comme nous les connaissons commencent à se développer notamment à Phuket, mais elles sont encore peu fréquentes, en voiture il faut donc un peu anticiper ses besoins. Pour les scooters il y a encore des petits commerces qui vendent de l’essence dans des bouteilles en verre (au litre) pour 40 / 50 baths en général, souvent avant ou après de grosses montées et sur les grands axes (malins non ?).

– Conduite à la thai : les us et coutumes en matière de circulation sont parfois un peu déroutantes par rapport à nos habitudes, pensez-y et faites attention quand vous circulez, il y aura toujours des véhicules qui feront des manoeuvres surprenantes, qui ne seront pas dans le bon sens, qui forceront le passage pour s’insérer ou traverser la route. Adaptez votre conduite en anticipant un maximum, et gardez en tête que le plus gros (camions, bus …) est toujours prioritaire… Et si vous n’êtes pas sûre de vous, tenez votre gauche autant que possible.

– Etat des routes : je reviens de Phuket donc je ne pourrais parler que de ce que j’y ai vu, les routes principales sont dans un bon état et ont été refaites ces dernières années pour une bonne partie, par contre le réseau secondaire et les villes peuvent parfois s’apparenter à un terrain de cross. Attention aux nids de poules, et autres déformations de chaussée dans l’ensemble, mais aussi aux zones de gravillons ou de sables,qui peuvent surprendre sur les routes de la côte. On peut comparer les routes de Phuket à celles de la Corse, parfois belles et parfois chaotiques. Globalement dans certains secteurs ça grimpe fort (les pourcentages de pente sont impressionnants), c’est donc assez sport, si vous n’êtes pas habitués au 2 roues, vous risquez de vous faire quelques frayeurs, renseignez-vous avant de partir.

Je pense avoir fait le tours de quelques informations utiles, je ferais peut-être des mises à jour si j’ai oublié certaines choses. Vous pouvez d’ailleurs me le signaler en commentaire et partagez vos expériences ou vos questions. Désolé les photos qui illustrent l’articles sont vieilles (2009 et 2011), mais je n’ai pas pensé à les renouveler cette année

Bon voyage si vous avez l’occasion de vous rendre en Thailande !

A propos de l'auteur

Raphaelle

Raphaelle

Avoir des chromosomes XX n'empêche pas d'apprécier les voitures et les belles mécaniques, bien au contraire. Je pense même que cela permet d'apporter un regard différent sur le secteur automobile, sans pour autant devoir se limiter à commenter la palette des couleurs des citadines.

J'ai grandi baignée dans l'univers automobile, je me suis fait plaisir avec des sportives raisonnables, j'ai passé des heures voire des week-ends au sein de clubs automobiles. Depuis maintenant plus de 7 ans, j'édite seule le site Miss280ch. Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois, mais toujours avec humour et honnêteté.

Basée en Alsace, je profite de l'Autobahn illimité pour taquiner les VMax des voitures ou des Vosges pour tester les châssis ... ce terrain de jeu est parfait.

4 commentaires

  • Bonjour tout le monde,

    Je suis rester 4 mois sur bangkok l’année dernière,
    les 10 premiers jours entre les moto taxis qui inventaient les prix (ex:pour aller d’un point A a un point B 60bath,pour le même trajet dans le sens inverse c’est a dire du point B au point A 150bath) les tuk tuk fournisseur de migraine avec le bruit de leurs moteurs quand on est assi confortablement a l’arrière et les BTS et MRT qui dessèrve seulement les grands axes de bangkok .
    Le 11ème jour j’ai dit stop !!!!!
    J’ai trouver trouver sur google une agence de location de scooter http://www.easywaymotorbikes.com et la j’ai pu réellement apprécier la ville.
    Au début malgré que je suis un tres bon conducteur de 2 roues j’y suis quand même aller molo,
    nous parlons quand même de conduire a bangkok.
    Une fois que l’on s’habitue a la conduite des usagers de la route et a tout l’environnement c’est plus simple qu’il n’y parrait.
    (Petit astuce il n’ai pas necessaire de bien connaitre la ville le GPS de mon téléphone ma conduit a toutes les adresses ou je devais me rendre)

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