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Essai Skoda Octavia RS iV : deux voitures en une

Essai Skoda Octavia RS iV Combi

La Skoda Octivia RS n’est ni la plus extravagante, ni la plus démonstrative, mais comme toutes les Skoda, elle est maline et plutôt bien pensée. J’avais apprécié tester la génération précédente, j’aime encore plus celle-ci, découvrez-le à travers mon essai.

Sur base de quatrième génération de la Skoda Octavia, l’Octavia RS fait encore mieux que la précédente, qui était déjà un bon cru (relire l’essai d’Octavia RS 2017). Plus de confort, plus de connectivité, plus de sécurité, tout en gardant ce positionnement que je trouve assez malin, enfin “simply clever” comme le dit le slogan. Un modèle qui offre de la sportivité en toute discrétion, un vrai modèle polyvalent disponible aussi bien en berline qu’en break, et proposant 3 motorisations : diesel, essence et hybride rechargeable.

Essai Skoda Octavia RS iV Combi

Essai de la version “iV” hybride PHEV

Avec Skoda Octavia RS, vous pouvez opter pour une motorisation diesel de 200 ch, une motorisation essence de 245 ch ou une version hybride rechargeable de 245 ch également. C’est cette dernière, nouveauté dans la gamme, que j’ai voulu tester plus spécifiquement.

J’avais déjà eu l’occasion de prendre en main sur un bref essai la Skoda Superb PHEV, et j’avais été séduite par le confort et l’agrément de conduite de ce moteur de 218 ch. J’étais donc curieuse de découvrir cette version, un petit peu plus musclée de 245 ch, sur la nouvelle Skoda Octavia dans sa version RS.

Essai Skoda Octavia RS Combi PHEV

L’exercice de l’hybridation n’est pas toujours évident, surtout quand le véhicule a vocation à être typé plus sportif. Il est toujours plus simple d’ajouter l’hybridation pour faire baisser les consommations sur un véhicule prévu pour rouler de manière souple sur des trajets quotidiens peu exigeants. On le voit sur des modèles comme la Peugeot 508 PSE, l’hybridation sportive est un autre univers que l’hybridation à “papa”, avec des attentes différentes également de la part des acheteurs.

Concrètement, cette version hybride rechargeable ne plaira pas à tous, surtout si vous avez connu une version antérieure en essence ou diesel. Les deux versions thermiques (TSI ou TDI) reprennent d’ailleurs la même base que la génération précédente en optimisant leur efficacité. Certains pourraient trouver dans cette version hybride, une version moins agile de l’Octavia RS, à cause de son poids supérieur, mais je ne suis pas entièrement d’accord avec cette vision.

Essai Skoda Octavia RS iV Combi

A l’inverse de certains de ces griefs, moi je trouve en cette Skoda Octavia RS iV, une polyvalence exacerbée et qui ne dénature pas vraiment le produit initial. En mode normal pour une conduite du quotidien, vous aurez une voiture douce (une Octavia plus classique), mais suffisamment puissante, avec tout le confort (y compris le silence) que peut apporter l’autonomie électrique de la batterie de 13 kWh (soit 60 km d’autonomie en 100 % électrique en norme WLTP).

Et d’un coup, en activant le mode sport, vous vous retrouvez avec l’Octavia RS qui a envie de s’amuser, et qui peut réellement le faire. L’Octavia RS est équipée de série du contrôle dynamique du châssis (DCC), qui va vraiment changer le caractère de l’auto entre les différents modes de conduite. La puissance est là, la réactivité aussi, le freinage répond aux attentes, le châssis tient la route, tous les ingrédients sont en place. L’essai se déroulait autour d’Annecy avec quelques belles routes de cols au programme, et j’ai vraiment pu y prendre du plaisir.

Essai Skoda Octavia RS iV Combi

Quand on comprend comment prendre pleinement la mesure de ce qu’apporte l’hybridation (et mettre de côté ses préjugés), on peut s’amuser avec cette auto, et en prime en descente, même en conduite sportive, on régénère la batterie. Ainsi, une fois de retour dans la circulation urbaine et dense d’Annecy aux heures des sorties de bureau, on peut de nouveau profiter pleinement du confort de l’hybride et même du mode 100% électrique.

Essai Skoda Octavia RS iV Combi - consommation

Pour ma part, je trouve cette voiture vraiment équilibrée. Confortable, dynamique et rassurante, c’est le modèle qui offre pour moi le meilleur compromis. Vous savez quand vous avez un petit diable sur une épaule et un petit ange sur l’autre, ce modèle peut mettre d’accord les deux. Et ce, sans avoir à sacrifier la vie de famille, sans avoir à se ruiner, sans avoir à dépenser des sommes folles en carburant, sans craindre les regards envieux … Cela ne vaudra pas non plus une vraie sportive (cette espèce en voie d’extinction), mais si vous n’avez pas les moyens ou la possibilité d’avoir une voiture du quotidien et une plus fun pour le week-end, celle-là reste une alternative.

Essai Skoda Octavia RS Combi PHEV

Il y a cependant un petit détail qui pourra gêner certains, et ce peu importe la motorisation choisie, c’est le son activé lors du passage en mode Sport. C’est un son produit par une membrane, qui n’est pas réellement un “faux son”, mais qui il va dérouter par sa sonorité, voire gêner par son volume, mais qui heureusement peut se désactiver dans les réglages du véhicule. Il m’a d’abord surprise, puis un peu agacée, mais finalement, je m’en suis amusée.

Une esthétique de la RS plus cohérente

On pouvait reprocher à l’ancienne génération de ne pas assez se démarquer de l’Octavia classique, cette nouvelle génération offre un peu plus de lisibilité à cette version RS. On n’est toujours pas dans l’ostentatoire, heureusement, mais les éléments noirs de la calandre, du diffuseurs arrière, des rétroviseurs, des contours de fenêtres, du lettrage et du spoiler (sur la berline) sont facilement assimilables à la gamme RS.

Essai Skoda Octavia RS Berline

Les modèles RS disposent aussi : de jantes noires 18″, de feux matrix leds et feux arrière leds également. L’ensemble donne un peu plus de dynamisme à cette Skoda Octavia RS, que je trouve ainsi plus esthétiquement aboutie, et surtout plus identifiable en un coup d’oeil.

A l’intérieur, l’évolution se fait également en faveur de cette nouvelle génération. Octavia RS rime toujours avec Alcantara, et les décors effet carbone ramènent une touche de sportivité à un ensemble qui fait assez qualitatif pour du Skoda. Ce que j’apprécie le plus dans cette Skoda Octavia RS, ce sont les sièges sport en Alcantara, ils offrent un bon maintien et le confort adéquat, j’apprécie aussi le volant de cette version RS. Même si l’intérieur peut sembler un peu austère, c’est un intérieur agréable et réussi.

Toujours plus technologique …

Côté technologie, cette nouvelle génération de l’Octavia RS se dote du virtual cockpit de 10.25″ et d’un écran d’infodivertissement également de 10″. Vous aurez également l’assistant vocal Laura de série pour vous répondre ou vous aider avec certaines actions du système d’infodivertissement sans avoir à quitter la route des yeux.

Essai Skoda Octavia RS - intérieur

L’Octavia RS profite aussi de nombreuses aides à la conduite que l’on retrouve également sur la nouvelle génération d’Octavia :

  • le nouvel assistant de prévision des collisions aide à contourner un piéton, un cycliste ou d’autres véhicules,
  • le Turn Assist peut en amont détecter le trafic venant en sens inverse de la gauche, avertir le conducteur ou arrêter automatiquement le véhicule si besoin,
  • Le système d’alerte de sortie permet aux occupants de savoir si un autre véhicule ou un cycliste s’approche par l’arrière lorsqu’une portière de voiture est ouverte. (Même si tous les occupants de voitures devraient ouvrir ses portières avec la main opposée pour vérifier qu’aucun véhicule n’est en approche)
  • Le Traffic Jam Assist avertit automatiquement des embouteillages dans les environs de la voiture.
  • Le Side Assist avertit le conducteur de l’approche de véhicules par derrière ou se situant dans l’angle mort de la voiture.
  • le Front Assist avertit des collisions par un signal visuel, sonore, et en ralentissant la voiture si nécessaire. Il détecte les véhicules en mouvement et à l’arrêt dans le sens de la circulation, ainsi que les cyclistes et les personnes qui se déplacent devant la voiture
Essai Skoda Octavia RS Combi

Bref, toutes les aides à la conduite qui peuvent vous assister au quotidien dans des circulations urbaines et périurbaines qui ressemblent plus à une jungle hostile qu’à une promenade de santé.

En bref

Si l’esprit demeure identique, cette nouvelle génération de la Skoda Octavia RS fait clairement un bon en avant aussi bien sur l’aspect mécanique que sur les technologies embarquées. Et pour aller encore plus loin dans cette évolution, il suffit de troquer une version essence 245 ch ou diesel 200 ch, par la nouvelle motorisation hybride rechargeable 245 ch.

Essai Skoda Octavia RS iV Combi vs Berline

A vous ensuite de choisir si vous préférez la version berline (avec 600 l de coffre) ou la version break (avec 640 litres de coffre). Même si j’avais à l’essai la version break, je suis plus sensible au charme de la version berline, mais un “papa pressé” lui préférera sûrement la version break.

Coté tarif, la Skoda Octavia RS débute à 38 590 € pour la version Berline essence et boite manuelle, 42 880 € pour la version Berline iV (hybride rechargeable), et 40 190 € pour la version diesel boite DSG. Si vous vous intéressez à la version Combi, il vous suffit d’ajouter 1100 € à ces tarifs.

Essai Skoda Octavia RS Berline

Ce que j’aime avec cette Octavia RS, c’est son rapport qualité/performance/prix attractif, ce modèle tchèque rend en quelque sorte le premium allemand accessible. La phrase précédente n’est pas logique, mais vous avez sûrement compris l’idée. La progression de Skoda dans le groupe VW n’est clairement plus à démontrer et les modèles proposés par le constructeur sont de plus en plus aboutis. A découvrir en tout cas…

La version audio de cet article d’essai est disponible ici :

A propos de l'auteur

Raphaelle

Avoir des chromosomes XX n'empêche pas d'apprécier les voitures et les belles mécaniques, bien au contraire. Je pense même que cela permet d'apporter un regard différent sur le secteur automobile, sans pour autant devoir se limiter à commenter la palette des couleurs des citadines.

J'ai grandi baignée dans l'univers automobile, je me suis fait plaisir avec des sportives raisonnables, j'ai passé des heures voire des week-ends au sein de clubs automobiles. Depuis maintenant plus de 7 ans, j'édite seule le site Miss280ch. Entre coups de coeur et coups de gueule, je m'exprime souvent sans langue de bois, mais toujours avec humour et honnêteté.

Basée en Alsace, je profite de l'Autobahn illimité pour taquiner les VMax des voitures ou des Vosges pour tester les châssis ... ce terrain de jeu est parfait.

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